Jean du Coeur

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Pays Canada
Genre Rap Hip Hop
Activité artiste, auteur, arrangeur, compositeur...
Site officiel https://jean.bandcamp.com/
Facebook https://www.facebook.com/jeanducoeur/
Twitter https://twitter.com/JeanDuCoeur

Le micro, un pistolet et les mots des munitions – image que quantité de rappeurs utilisent dans leurs textes. Si tel est le cas, c’est sans doute parce que la plupart voient dans la parole l’issue de secours de leur coeur. Ils sont ces combattants qui n’ont de cause qu’en eux-mêmes. Ils ont les armes, mais s’en servent à mauvais escient. Un jour, certains d’entre eux se voient décerner le Verbe, la parole suprême. C’est là le parchemin d’une bataille à combattre, d’une cause à défendre.

Histoire d’un rappeur gladiateur, Jean. Cadet d’une famille de quatre garçons, il est né par une journée de printemps. Dès son plus jeune âge, il s’intéresse à l’art sous toutes ses formes. L’apprentissage à l’école se fait dur, si bien que Jean se tourne vers son talent créatif. Le dessin sera son premier penchant artistique. Il devient peu à peu un petit guerrier, un soldat de l’art et plus tard, du hip-hop.

À la maison, il grandit dans un bouillon musical incluant la chanson française et le rock des années 80. Plus tard il découvrira le hip-hop lors de voyages aux États-Unis. Tout comme les grandes figures du hip-hop, Jean aura le coup de foudre avec cette culture. À cette époque-là, la même culture se développe rapidement en France, mais dans l’ombre. Les premiers albums convaincants ne voient le jour qu’au tournant des années 90. NTM, IAM, AssAssIN et d’autres sont de la partie. C’est à ce moment que Jean commence à faire du freestyle avec un radiocassette. Un classique chez les rappeurs et simplement pour le plaisir, nous dit-on.

En 1996, il concrétise son talent et sa pratique en commençant à faire des concerts. Il commence tranquillement avec les talent show pour ensuite aboutir dans les clubs et les bars. Jean nous révèle que l’ambiance dans laquelle il se retrouve plongé y est plus que néfaste. Il n’y a là rien de bon pour le coeur. Jean explique :  » J’avais une facilité à rapper, mais au fond de moi, je ne m’identifiais pas à toute cette tendance.  »

Selon Jean, vivre hip-hop sous ses facettes sombres, c’est se servir soi-même.

Pour cette raison précise, il rejette cette musique lors de sa conversion à Christ. Vous savez ce que c’est, le hip-hop… Les chaînes musicales Musique Plus et MTV nous en font le portrait d’une jungle sauvage où misogynie et criminalité se côtoient harmonieusement. Le mode de vie : la glorification d’un amalgame du sexe, de la drogue et de la délinquance. Tout ça, c’est du déjà vu, un cliché qui colle à la peau de ceux qui suivent l’oriflamme du hip-hop.

En 2002, du jour au lendemain, Jean change. Le cours de sa vie en est transformé. Une maison de disques lui avait proposé un contrat. Il le déchire. Il ne sent plus les choses comme avant. Vivant dans la lumière, il ne tolère plus l’obscurité du hip-hop. Il a accepté Christ, le Verbe, et son Père. L’Esprit Saint apaise son coeur et en fait un lieu-fort de combat pour l’Évangile.

C’est sa future épouse qui lui fait réaliser qu’il est possible de rapper pour la gloire de Dieu. Ainsi, Jean remplace la barbarie des rimes acides et furieuses pour la douceur du message de Christ. Bien sûr, sa musique dégage toujours le même dynamisme.

Avec du recul, Jean déclare avec humilité :  » Je crois que c’est Dieu qui a parlé à travers le coeur de mon épouse à ce moment-là, car si cela n’avait tenu qu’à moi, je ne ferais pas ce que je fais aujourd’hui. « , tout en rappelant que le hip-hop n’est qu’un outil. L’outil ne détruit pas, c’est la façon de s’en servir qui décide de sa portée.

Puis en 2006, il fonde  » Plus que du hip-hop « , mouvement qui engage les rappeurs membres à travailler comme ambassadeurs du Christ, c’est-à-dire de donner des spectacles tout  » en s’impliquant dans sa communauté, en cherchant à venir en aide à ceux qui souffrent spirituellement et aux plus démunis.  » N’est-ce pas ce que la Bible nous demande à tous ?

Le gladiateur qu’était Jean a été affranchi du poids de son autoglorification. Il ne pourrait utiliser ses armes comme auparavant. Elles sont devenues celle de Dieu. Que Sa volonté soit faite.

Source : http://www.musiquechretiennefrancophone.com

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